LA MALADIE À L’ÉCRIT suivi de PLI URGENT
Serti de superbes métaphores, « La maladie à l’écrit » est un poème en prose, construit sur le fil directeur d’un accident, qui pourrait aussi bien être l’allégorie de la naissance, l’allégorie de la vie. Les âmes des victimes s’interrogent. On frôle le vertige quand le Flux prend la parole, lassé de s’écouler, semble-t-il… Suivent quelques poèmes en prose rédigés dans le même style.
Le fil sous-jacent de « Pli urgent » pourrait être l’éternelle question sur le sens de l’existence : quel message nous apporte la vie ? Néanmoins le texte écrit est sciemment confus, ouvert de toutes parts. Il s’ensuit un chapitre composé d’une discussion entre l’auteur et des critiques qui en recherchent le sens. Dans une troisième et dernière partie, l’auteur s’attèle à son tour à l’expliquer, mais il ne fait que multiplier les pistes. L’œuvre se poursuit et s’achève sur plusieurs poèmes en prose évoquant des pique-niques érotiques. Le cadre bucolique dans lequel ils se déroulent rappelle celui de « Pli urgent ».
François Prunier















